Un dénouement palpitant
Le Belcar 10 Hours of Zolder marquera le dénouement final de la saison 2007 au Circuit Zolder. La tradition veut que le public ait droit à un plateau très varié, riche et compétitif, où les gladiateurs du Bongou Belcar Endurance Cup sont rejoints par de nombreuses écuries invitées.
Et dans le respect de la même tradition, les champions 2007, à l'aube de cette ultime joute, ne sont pas encore connus, pas plus au classement général que dans chacune des classes.
Comme de coutume, le Belcar 10 Hours of Zolder distribuera deux fois plus de points que les autres manches de l'année: 50 % après trois heures de course, autant après six heures et 100 % (l'équivalent d'une manche ordinaire) quatre heures plus tard. À n'en point douter, les ténors aborderont cette course de façon très tactique.
Mathématiquement parlant, pas moins de huit écuries sont encore susceptibles de décrocher les lauriers, mais plus raisonnablement, la coupe reviendra sans doute à une Porsche: celle de Raus, de CEO ou de ProSpeed. À propos, chacun de ces prétendants au titre a cherché - et trouvé - du renfort auprès de pilotes de renom. Ruben Maes par exemple, a accepté d'épauler le champion en titre, le fils Gunther Raus.
Car la participation du père, Raymond, n'est pas encore confirmée. Leader au championnat, il a joué de malchance et subi un accident de vélo assez sérieux, ce qui lui a valu un pneumothorax ainsi que plusieurs côtes et une clavicule cassées. Or l'avance de la famille Raus n'est que de quatre unités sur la paire CEO De Laet/Van Rossem. Des "roupies" quand on sait que l'on peut encore s'attribuer jusqu'à 60 points (20 si l'on remporte le général et le double dans la Classe). Des points bien évidemment cumulés au classement général final.
De Laet et Van Rossem seront renforcés par Fred Bouvy, qui a déjà roulé cette année sous la bannière CEO. Quant au duo ProSpeed Van Hool/Poncelet, il accuse un retard de 27 points, malgré deux victoires... mais surtout à cause d'un accident aux 24 Heures de Zolder. Ils feront l'impossible pour combler le fossé, et pourront compter, comme pour la course précédente, sur le tout nouveau champion Belcar Bart Couwberghs.
Mais imaginons que ces trois candidats au titre galvaudent leurs chances et qu'aucun ne franchisse la ligne d'arrivée? Dans ce cas, quelques voitures de tourisme trépignent déjà d'impatience pour figurer sur le podium.
Elles ont un gros avantage sur les bolides de la Classe 1: leur classe compte beaucoup moins de concurrents, ce qui leur permettra presque à coup sûr de faire le plein d'unités aux sprints intermédiaires. Les Porsche de la Classe 1 n'ont pas cette chance et serons bien obligées, si elles ne veulent pas y perdre trop de plumes, de se retrouver en tête du classement après trois et six heures de course.
Mais quelles sont ces Tourismes aux dents longues? Nous songeons plus particulièrement à la Renault Clio de Voet/Van den Broeck/Grignard et à l'ex BMW Schubert 120 Diesel de De Doncker/De Neef/Cuyvers. Ces deux voitures de la Classe 4 partagent la quatrième place, à 34 unités de la Porsche de Raus.
Le trio Schulpé/Vanhamme/De Backer, sur une BMW M3 inscrite en Classe 2, pourrait aussi faire une belle opération, puisqu'il n'est qu'à une longueur des deux voitures de tourisme précitées. À Francorchamps, elle avait terminé huitième en général et s'était en plus imposée dans sa Classe. Mais comme celleci comptait moins de cinq voitures inscrites, les points furent réduits de moitié, provoquant la perte de 10 unités à la BMW… qui passa du troisième au sixième rang du général.
Ceci pourrait se payer cash au décompte final, surtout parce qu'il est à parier que la Classe 2 présentera de nouveau moins de cinq voitures au départ. La principale rivale, la BMW M3 des frères Werckx, a dû déclarer forfait. Le bolide avait été violemment heurté lors de la dernière course du BTCS. La BMW V8 de Patrick Beliën ne sera pas de la partie non plus, les activités professionnelles du concessionnaire BMW de Neerpelt l'empêchant d'y participer.
Hormis les équipages cités jusqu'ici, il y en a bien d'autres qui, indépendamment du titre, souhaiteraient ajouter les 10 Hours of Zolder à leur palmarès. C'est certainement le cas de l'armada Porsche de Vollebergh/Van Hoepen, Van Elslander/Goegebuer/Longin, Steegmans/Van den Broeck/ Schreurs, Kevers/Dehaye, Gevers/Tavernier, Van Audenhove/Clocheret, Van Rompuy/ Van Rompuy/Jeuris/Vetters… et de l'Ultima d'Euroracing bien sûr, dont on annonce le retour.
Contrairement à ce que nous écrivions après le Francorchampagne, ce n'est pas un problème de budget qui a écarté la belle exotique des champs de courses, mais bien les organes du nouveau moteur, livrés tardivement.
Mais si l'Ultima de Pampel/Joosen a déjà décroché quatre fois la pole position et est indiscutablement la voiture la plus rapide du plateau, c'est loin d'être la plus fiable. Mais imaginons qu'elle rejoigne la ligne d'arrivée... Elle pourrait tout à fait arbitrer le débat pour le titre. La paire Pampel/Joosen s'était d'ailleurs classée deuxième au Belcar Thursday Race.
En ce qui concerne la Classe 1, la situation est identique à celle du classement général du championnat. La famille Raus mène la danse, avec respectivement 2 et 8 points d'avance sur CEO et ProSpeed.
Après le forfait des frères Werckx et Beliën/Jacobs en Classe 2, la voie est grande ouverte à la BMW M3 de Schulpé/Vanhamme/De Backer. Ils croisent les doigts pour qu'au moins quatre autres voitures s'inscrivent dans leur catégorie, de façon à se battre pour la totalité des points.
Les prétendants de la Classe 3 espèrent, eux aussi, la présence de cinq voitures au total. Sans quoi, ils seront versés en Division 2 des voitures de tourisme ou Division 1 des GT, comme l'exige le règlement actuel.
Geelen/Beyers sont les hommes à battre dans leur BMW M3, mais après la victoire de l'Audi TT à Francorchamps, le tandem Frans/Van Sprundel se dit prêt à décrocher cette rose finale. Mais l'Audi TT est une GT, et en cas de catégorie incomplète, elle devra combattre parmi les Porsche de la Classe 1. Mission pratiquement impossible...
Deux écuries partagent la tête en Classe 4: la BMW 120 diesel de De Doncker/De Neef et la Renault Clio de Voet/Van den Broeck. Selon Voet, la Renault ne peut rien contre la BMW: "Son couple est gigantesque et elle est beaucoup plus puissante que notre Clio. Pire, la BMW diesel est même moins gourmande en carburant et gagnera beaucoup de temps sur une course de 10 heures".
La Renault Clio du champion sortant Servranckx, hors de portée l'an dernier, a rencontré de nombreux soucis et un accident cette année. Mais un rôle d'arbitre est toujours possible, de même qu'une troisième place. À condition de terminer devant la MINI de Hopmans/Horemans/Daelman et la VW Golf de Neyens/Lamster/Franssen. La Clio de la famille Aerts et la MINI de Bonneel/Vandenhoute sont encore d'autres outsiders à ne pas perdre de vue.
Timing & classements: www.belcar.com
- Martine Janssens, Circuit Zolder -
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