Belgian GT Championship 2008 / Dijon Prenois

Après les deux victoires décrochées par la Mosler MT900 d'Anthony Kumpen et Bert Longin lors du Belgian Race Kick Off de Zolder, l'équipe Gravity Racing International a pris en confiance la direction de Dijon Prenois, où le Belgian GT Championship se produisait ce week-end dans le cadre d'un Super Meeting FFSA. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que les événements n'ont guère tourné en faveur des équipages des deux Mosler.
Conséquence des nouvelles règles éditées au nom de la fameuse "Balance de Performances" chère aux GT3, les bolides américains se présentaient à Dijon avec quelques kilos supplémentaires, et une caisse rehaussée. De quoi singulièrement désavantager ces bolides sur le tracé de Bourgogne... même si Kumpen-Longin d'une part, Radermecker-Marchal de l'autre, décrochaient pour quelques centièmes de seconde les deux poles en vue des joutes de 60 minutes programmées durant la seule journée du samedi.
Un coup d'envoi en mode majeur... qui n'allait hélas pas durer. Lors de la première joute, très matinale, le bolide de Kumpen et Longin était victime d'une crevaison après avoir roulé sur des débris. Repartie en 6ème position, la Mosler ne pouvait prendre l'avantage sur la Dodge Viper de Van Hooydonk et Dierick, et achevait donc la première manche à cette place.
"Nous sommes clairement désavantages ici à Dijon", regrettait Loris de Sordi, team-manager. "Le surplus de poids nous oblige à freiner plus tôt que beaucoup d'autres, et comme c'était déjà le cas en début de saison, nous ne sommes pas vraiment avantagés en ligne droite. La voiture d'Anthony et Bert était ainsi dans l'impossibilité de prendre le meilleur sur la Viper, qui s'envolait à chaque tour dans la ligne droite."
Situation pire encore pour Vincent Radermecker, dont un pneu éclatait à près de 250 km/h au bout de la ligne droite, de quoi précipiter le bolide dans le bac à graviers, sans mal heureusement pour le pilote, et avec des conséquences réduites pour la Mosler. Mais on a eu chaud...
En fin d'après-midi, la deuxième joute démarrait de manière catastrophique pour le clan Gravity, dont les moteurs des Mosler refusaient de prendre vie sur la pré-grille ! Résultat, les deux bolides s'élançaient depuis la pitlane.
De quoi permettre à Vincent Radermecker d'effectuer une remontée tonitruante, comme il en a le secret. Hélas, le Hollandais de Belgique Ron Marchal, qui prenait le relais, était d'emblée confronté à des coupures moteur, qui renvoyaient la Mosler au 10ème rang final. Quant à Kumpen et Longin, ils disparaissaient rapidement des tablettes, conséquence d'un bris de cardan...
"Une chose est sûre, avec les handicaps qui s'accumulent pour les Mosler Gravity Racing International, nos voitures sont loin d'être les meilleures du plateau", poursuit Loris de Sordi.
"Par contre, on a pu constater ici que les Porsche et les Dodge sont très performantes. Soit. Après ces désillusions à répétition, il ne nous reste plus qu'à travailler. Le problème, c'est que nous ne savons pas par où attaquer ce problème. Et dans l'état actuel des choses, je ne vois par comment nous pouvons encore gagner des courses dans ces conditions.
Par ailleurs, à Dijon, le Belgian GT était parqué en dehors du paddock, dans les cailloux. Et le timing des courses était assez particulier. Je pense qu'au niveau de l'organisation du championnat, on devrait davantage tenir compte des concurrents. C'est avant tout une question de respect..."
-Vincent Franssen - photo Jacques Létihon -
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