Belgian Touring Car Series 2008 / Francorchampagne

Pour sa première expérience au volant d'une Solution F, redoutable bolide de la classe S2 des Belgian Touring Car Series, Michaël Schmetz s'est retrouvé sur le circuit de Spa, dans le cadre du meeting Francorchampagne. Qui plus est en solo, le pilote ayant décidé d'accumuler les kilomètres en vue de l'avenir. Un sacré défi, d'autant que l'arrivée d'un cador tel que Maxime Soulet au sein d'une autre équipe de cette catégorie modifiait quelque peu la donne.
Dès la première séance qualificative, la nouvelle recrue de l'équipe française Gomez Compétition faisait étalage de sa pointe de vitesse... avant de se retrouver contre le mur au sommet du Raidillon ! "Au fil des tours, on prend confiance, on mord la bordure, et puis un élément de suspension finit par casser", explique le pilote de la #14. "La voiture a tiré tout droit, mais j'ai heureusement évité de taper le mur à l'extérieur au sommet du Raidillon
. Après une pirouette, j'ai touché les pneus à 60 km/h de l'autre côté de la piste. Les dégâts n'étaient heureusement pas très importants, même si, sur une Silhouette, ils sont toujours spectaculaires..."
Lors de la seconde séance officielle, Michaël repartait à l'assaut, et cette fois, il faisait forte impression dans le peloton de tête, conservant la pole position en S2 jusqu'à quelques minutes du terme de la séance. "Je pensais sincèrement être en mesure de rester devant, mais Soulet et Gomez sont repassés dans la partie finale. Un peu frustrant, mais je n'ai concédé que 4 dixièmes de seconde à la pole, ce qui est plutôt honorable..."
Après un échauffement grandeur nature lors de la course VW Fun Cup du samedi, Michaël Schmetz attaquait les choses sérieuses ce dimanche, avec une première manche lui permettant de se mêler à la lutte pour la victoire en S2... avant que la mécanique ne fasse des siennes. "J'ai rencontré un souci au niveau du radiateur, ce qui a provoqué une importante fuite d'eau. Dans ces conditions, il était inutile de poursuivre la course, le risque de provoquer une surchauffe étant trop important..."
La Solution F blanche était néanmoins remise en état en vue de la seconde course, elle aussi marquée par un affrontement de premier choix entre les différentes S2 de pointe dans sa première partie. Une fois encore, Michaël Schmetz faisait étalage de son potentiel, restant dans le sillage de Soulet, lorsque cette fois, c'est dans la section extrêmement rapide de Blanchimont que les choses allaient se compliquer...
"Le capot avant de la voiture était fissuré, et de l'air a fini par s'engouffrer à l'intérieur, ce qui a eu pour effet de leur faire gonfler... et de me faire perdre le fil de la bonne trajectoire", explique le pilote. "J'ai tapé les pneus en marche arrière, et je pensais que la voiture était fort abîmée, mais ce n'était pas le cas.
Je suis dès lors rentré au stand, et l'équipe StreetMachine nous a aimablement prêté le capot de la #12, qui avait été accidentée en première manche. Je suis reparti, mais la voiture avait un comportement catastrophique. Je voulais terminer la course, mais peu avant l'arrivée, je suis sorti dans le gauche après l'épingle de Bruxelles..."
Excellentes performances chronométriques donc pour Michaël Schmetz, qui a forcément dû se cracher dans les mains pour prendre le train de la catégorie S2 en marche... alors que ses compétiteurs habituels entament la dernière partie du championnat. "Le niveau est relevé, mais je reste convaincu que j'ai fait le bon choix.
Lors des courses, j'ai réalisé à deux reprises le 2ème meilleur temps, avec un retard d'un dixième de seconde seulement sur Maxime Soulet l'après-midi. C'est forcément positif. Je sais que certains m'attendent au tournant, mais je suis prêt à relever le challenge. Cap donc sur Zolder, où l'objectif reste le même : gagner ! Et si mes adversaires rouleront en pensant au championnat, ce ne sera pas mon cas..."
- Vincent Franssen - photo Jacques Létihon -
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