Michaël ROSSI World Series by Renault
Eurocup Renault Megane Trophy NURBURGRING Manche 4 / 7
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Le temps ensoleillé a été très agréable sur ce prestigieux site du Nürburgring, mais ça n’a pas été le cas des circonstances de course pour Michaël. Pourtant tout se présentait bien vendredi soir après les essais libres, où la Mégane n°12 pointait nettement en tête des chronos, malgré un problème mécanique le privant d’une moitié de la première séance.
Les deux qualifications ont confirmé cette hiérarchie, Michaël faisant siennes les deux pole positions. La première avec près de 6/10e d’avantage sur Enjalbert, qui a réussi à s’approcher dans le même dixième pour la seconde grille de départ.
Rien n’allait se dérouler comme espéré lors de la course de samedi. «En voulant essayer une technique me semblant efficace et que j’avais déjà testée en essais, j’ai complètement raté mon départ. J’ai essayé de trouver le point de patinage, mais le régime moteur a un peu baissé, et j’ai calé.» Débordé par une bonne partie du peloton, et pendant que tous heureusement l’évitent, il démarre enfin et entame sa remontée.
«J’ai tout de suite relativisé et je ne me suis pas affolé, car il y a sur ce circuit de bonnes possibilités d’aspiration et de dépassement.» Michaël est déjà pointé 12e au premier passage. Au 4e tour, Michaël déjà 7e recolle à Enjalbert, qui avait tiré droit au premier freinage, et le déborde par l’extérieur avant la chicane. Une fois 5e, il ravitaille.
Un peu plus tard, quand la plupart sont passés par les stands, Michaël se retrouve derrière Badey, qui connait alors son problème de suspension et abandonne. Ne reste plus devant que Martin, son plus sérieux rival du début de championnat. Michaël le remonte à raison d’une seconde au tour en moyenne.
Au 13e tour, le Belge se fait pousser en tête-à-queue par un retardataire, Michaël est donc en tête. «Je pense que je pouvais aller le chercher à la régulière», affirme-t-il. La victoire semble donc bien accrochée, mais dans l‘avant-dernier tour, un capteur du moteur fait des siennes et provoque des coupures électroniques. La n°12 peut joindre l’arrivée en hoquetant, mais Dermont lui souffle la victoire.
La deuxième course sera aussi frustrante. Un départ en tête devant Enjalbert qu’il contrôle jusqu’au ravitaillement fait au même tour que Martin. Mais celui du Belge lui permet de gagner quelques secondes et de passer devant. Michaël va alors le harceler et fait quelques belles tentatives de débordement, sans succès. Martin ferme soigneusement les portes mais le pilote TDS n’abdique pas.
Hélas, la mécanique s’en mêle encore dans les dernières boucles : «J’ai senti assez tôt une perte de puissance» précisera-t-il après l’arrivée qu’il passe une deuxième fois au 2e rang. En fait, à voir le liquide de refroidissement de la n°12 se vider dans le parc fermé d’arrivée, on comprend aussitôt que c’est une chance d’avoir terminé cette course.
Si la première marche du podium allemand lui est donc encore refusée, Michaël peut s’estimer heureux d’avoir marqué 25 points ce weekend, et d’avoir creusé l’écart sur Martin de 6 unités supplémentaires avant le grand rendez-vous manceau...
- Michael Rossi -
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