Michaël ROSSI World Series by Renault
Eurocup Renault Megane Trophy ESTORIL Manche 6 / 7

Malgré les prévisions météo pessimistes pour le dimanche, le soleil a régné sur le circuit portugais tout au long de cette pénultième manche des World Series by Renault. Ce qui a contribué à rendre les deux courses particulièrement exaltantes. Dès les essais libres, malgré quelques soucis lui ayant allégé son temps de roulage, Michaël s’est installé en tête des chronos.
«J’ai vite retrouvé mes repères mais je n’ai pas pu terminer la première séance à cause d’un problème de boîte de vitesses.
Dans la deuxième je suis longuement resté au stand pour changer un amortisseur arrière gauche cassé. Les trois tours restant m’ont permis de signer le meilleur temps.»
Prolongement de ces bonnes dispositions, la qualification de 20’ allait confirmer la forme de Michaël et de la Mégane N°12. Il fixait la barre assez haut avec un 1’43"994 laissant Martin à 25/100e, juste avant une interruption au drapeau rouge. A la reprise, Michaël partait en chasse du deuxième meilleur temps absolu afin de s’assurer la pole position pour la seconde course.
Avec succès ! La première course de samedi après-midi débutait de la meilleure des façons : «Mon départ a été assez bien réussi, comparativement à ceux de toute l’année. Au début, Martin était menaçant et me suivait de près, mais cela restait gérable. Notre voiture était réglée pour rester efficace sur la durée de la course. Mais en repartant de mon arrêt ravitaillement au 7e tour, le limiteur de vitesse s’est bloqué à 48 km/h, au lieu des 58 prévus.
Cela m’a coûté environ deux secondes et a permis à Martin de ressortir devant moi, lorsqu’il a fait le sien deux tours plus tard. Puis il y a eu un "safety car" et, à la relance, j’ai réaccéléré trop tard. Je n’ai pas fait d’opposition à Enjalbert. C’était mieux de se remettre en rythme avant d’essayer de repasser. Mais c’est là que Walfisch m’a percuté et m’a fait perdre la 3e place. J’ai mis deux virages à la reprendre. A ce moment-là, j’étais à 3"4 de la tête et j’ai fini à 1"4.»
Avec ce nouveau succès du Belge et un Enjalbert intercalé, l’avance de Michaël au championnat était réduite à 3 unités. Mais l’on allait assister dimanche à une autre des courses les plus belles et disputées de l’histoire du Mégane Trophy.
«Au signal, mes pneus ont trop ciré et Martin est venu à côté. Je me suis dit que je lui ferais l’extérieur au bout. Ce que je n’aurais pas dû appliquer, et plutôt me placer derrière lui, car du coup Enjalbert a pu en profiter pour passer. Une fois 3e, je ne me suis pas affolé. Je savais que nous avions une voiture efficace pour la fin de la course. C’est sûr que l’adhérence se dégradait, mais beaucoup moins que pour les autres. Puis on a fait un très bon "pit stop".»
Si réussi que Michaël est reparti côte à côte avec Martin, ... mais sans pouvoir empêcher Enjalbert, au retour en piste, de s’intercaler. Une fois repassé au freinage devant l’arbitre préféré de leur fameux duel, Michaël mettait deux tours à recoller à Martin.

A force de chercher la faille, il parvenait à le passer au 18e tour, se faisait recroiser puis sortait vainqueur de cet incroyable "mano a mano" lors d’une nouvelle tentative portière contre portière. Ne restait plus pour Michaël qu’à contrôler la contre-offensive du Belge ne s’avouant pas vaincu, ...jusqu’à son freinage tardif lui faisant perdre le contact dans l’ultime boucle.
Michaël a ainsi retrouvé la première marche d’un podium. Avec 11 points marqués samedi, en comptant celui de la pole position, plus les 15 dimanche, Michaël possède 6 points d’avance avant le grand final catalan...
- Michael Rossi presse aussi photos -
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